Le diplôme universitaire « Diplôme Supérieur du Notariat » doit être ponctué par la soutenance d’un mémoire pour son obtention.
Ce mémoire est un travail personnel qui met en avant les qualités personnelles du candidat et qui a pour objet soit sous forme de rapport de stage l’examen d’une question de pratique notariale soit sous forme de thèse l’exposé d’une recherche sur un point de droit.
Ce travail est sur l’initiative du candidat qui souvent ne sait pas comment s’y prendre soit pour organiser les recherches préalables soit pour rédiger le plan de la proposition qu’il doit soutenir. Puis commence le travail le plus difficile, qui demande humilité et constance : rédiger.
Malheureusement les candidats ont bien du mal à accomplir ce travail personnel dès la fin des contrôles de connaissances et à l’issue de leur stage professionnel.
Est-ce que ces difficultés justifient la suppression de ce mémoire pour lui substituer un nième contrôle des connaissances ? Pourquoi donner le même titre à celui qui a manqué de ténacité ? Ce diplôme a-t-il toujours le même engouement de la part des étudiants ?
Nombreux sont les étudiants qui poursuivent la voie universitaire du Notariat et qui accomplissent jusqu’au bout ce long parcours, même ponctué par un mémoire difficile à rédiger.
S’agissant d’un diplôme délivré par une Université et non par une école professionnelle de droit, le seul diplôme possible est la soutenance d’un mémoire ou thèse.
La qualité et la renommée des professeurs de droit qui dirigent ces études est un privilège du Notariat. Est-il possible de les considérer comme de simple répétiteur.
Il serait alors plus judicieux de réorienter les candidats « en retard » vers une autre voie du Notariat notamment par une équivalence.