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Doit-on facturer le conseil?
Dans les pays anglo-saxons, les professionnels facturent les conseils qu'ils prodiguent à leurs clients. En revanche chez nous, le conseil est mal rémunéré ou pas du tout, s'il n'est pas suivi d'une réalisation concrète.
En raison de l'obligation d'information qui pèse sur les professionnels, les honoraires de conseil devraient normalement représenter une part appréciable de leurs revenus alors qu'il sont souvent forfaitisés dans une facture globale pour le client.
Les clients français ne veulent pas payer une étude qui leur sera offerte par ce conseiller. Leur calcul est-il avantageux ?
En refusant de payer la consultation demandée, les clients encouragent sans s’en rendre compte les conseillers à se comporter comme des prescipteurs rémunérés par rétrocession occulte. Renonçant à devenir des conseillers, qui facturent leur avis et leur préconisation, ils restent de simples prescripteurs, qui proposent une selection de produits ou des services. Et pour se faire rémunérer leurs conseils, les professionnels n’ont d’autre solution que de se faire rémunérer à la commission par ceux qui veulent encourager la diffusion de leurs produits.
Ce choix n’a rien de choquant pour un prestataire de service, mais n'est pas acceptable pour l'avocat, le notaire.
Il a pour effet de réduire l'indépendance du professionnel qui se comporte davantage comme un courtier au lieu de rechercher la meilleure solution pour son client et de faire payer ce conseil. Il a également pour effet d'empécher la transparence de la rémunération que perçoit indirectement ce professionnel.
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