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En France, les professionnels du secteur immobilier prévoient un atterrissage en douceur, au terme d'un cycle de hausse des prix particulièrement long.
En avril, la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim), dans son étude mensuelle, constate une augmentation de 9% en rythme annuel (9,5% pour les maisons et 8,7% pour les appartements), contre 10,3% en moyenne fin 2005. Malgré ce ralentissement, le marché ne s'effondre pas : hausse des prix de 2,0% au cours du mois d'avril par rapport à mars.
Exane BNP Paribas dans une note récente prévoit pour sa part une stagnation des prix réels sur la période 2006-2008, l'année 2005 ayant été la 8e année consécutive de hausse des prix de l'immobilier avec 14% à Paris, soit une hausse cumulée de 124% depuis 1998.
Le baromètre Boursorama/Particulier à Particulier constate un repli de 0,05% des prix des appartements et de 0,06% de ceux des maisons le mois dernier dans les huit premières agglomérations françaises, comparé à fin mars, alors que le mois d'avril marque traditionnellement une reprise de l'activité immobilière après la période hivernale. Les prix sont faiblement en hausse sur les quatre premiers mois de l'année : +0,80% pour les appartements, +1,11% pour les maisons.
Le site Internet Seloger.com, dans une étude publiée fin avril, observe une légère hausse, comprise entre 1 et 2%, des prix de l'immobilier au premier trimestre dans les grandes villes de France mais prévoit un ralentissement en cours d'année pour finir en deçà de celle de l'an passé. La progression des prix immobiliers sur douze mois s'essouffle : elle est passée de 9,3% en janvier à 7,7% en mars à Paris, et de 12,6% en janvier à Lyon à 11,6% en mars.
Ce ralentissement est dû à un ensemble de facteurs:
Si la hausse des prix de l'immobilier se poursuit, si le pouvoir d'achat des ménages continue de baisser, le logement sera l'un des principaux thèmes de la campagne à l'élection présidentielle de 2007.